Comment aider les dirigeants d’entreprises à accepter de faire face aux défis du 21ème siècle ?

Les article précédents « DIRIGEANT D’ENTREPRISE FACE AUX RISQUES ET OPPORTUNITES DU 21ème SIECLE » et « POURQUOI, ALORS QUE NOTRE MAISON BRULE, DES DIRIGEANTS D’ENTREPRISE REGARDENT ENCORE AILLEURS ? »décrivent les premières réactions des dirigeants d’entreprise face aux défis majeurs liés aux crises écologiques, sociales, sanitaires et géopolitiques et le changement de paradigme à entreprendre.

Ce troisième article poursuit le cheminement vers leur passage à l’action.

Accepter de changer

Le parcours de toute personne depuis le refus d’agir, par exemple contre la crise climatique, à l’acceptation du changement de comportement radical nécessaire, peut être long et chaotique. Pour un dirigeant d’entreprise, il y a plus d’enjeux et donc souvent plus de difficultés à accepter. Après le choc provoqué par la sensibilisation au changement nécessaire, puis le déni, la colère, la négociation et parfois la dépression, le passage à l’acceptation nécessite un accompagnement adéquat. 

Par exemple, dans le cas du dérèglement climatique, les ateliers « Fresque du Climat », basés sur les données du GIEC, le jeu et l’intelligence collective, permettent la vulgarisation de ce phénomène complexe, l’appropriation de ses tenants et aboutissants, la gestion des émotions que ces informations peuvent provoquer, puis l’ébauche de pistes de solutions personnelles et collectives. Pour avoir animé une douzaine de Fresques principalement auprès de managers et dirigeants, je peux témoigner que ces moments forts permettent de finir d’ouvrir les yeux à certains participants et d’encourager d’autres à passer à l’acte.

Présentation de la Fresque du Climat et commentaires de participants : https://www.manager21.net/2020/12/fresque-du-climat.html

Que changer ?

Le besoin de changement est pour la plupart des entreprises R A D I C A L. Pour comprendre le changement de paradigme nécessaire, je vous recommande le visionnage ou la lecture du texte de la vidéo d’Olivier Passet, Directeur de la recherche du Xerfi sur le thème Urgence climatique : l’ardente obligation d’une planification impérative. Un constat équivalent et des recommandations de changement radical pourrait être aussi fait concernant la chute de la biodiversité.

Face aux défis du 21ème, les dirigeants d’entreprises et leurs managers doivent adapter, au minimum, l’objectif, la stratégie, les activités et la dimension humaine de l’organisation dont ils ont la responsabilité.

Changer d’objectif

Dans un monde sur une trajectoire nous menant, sauf changements radicaux,  à la catastrophe (ce qui n’est maintenant plus discuté concernant la crise climatique et la chute de biodiversité), un objectif tourné principalement vers la recherche de profit est amoral et même nocif pour l’entreprise, en effet comme démontré dans le 1er article de cette série, les employés, le marché, la réglementation, le monde de la finance et parfois la famille demandent aux dirigeants d’entreprises de se tourner vers la performance globale, c’est-à-dire, autant économique que sociale, sociétale et environnementale. Poursuivies en synergie ces performances seront d’autant plus grandes.

Adapter sa stratégie 

Dans le monde économique traditionnel, la position du n°1 est toujours valorisée : qui ne veut pas devenir ou demeurer le leader du marché, s’inspirer du leader, être le premier à lancer tel produit ou telle pratique ? Dans ce monde post Covid où la pandémie a démontré que les professionnels les plus indispensables n’était pas les n°1 mais les sans grades, que les entreprises qui s’en sont le mieux sorties étaient celles qui s’étaient le mieux adaptées au nouveau paradigme, dans cet environnement à risques sanitaires, sociaux, écologiques et géopolitiques, le must n’est pas d’être le n°1 de quelque chose mais d’être une organisation résiliente.

Passer de l’efficacité à l’efficience

Dans un contexte où les ressources deviennent rares et coûteuse les entreprises ne doivent plus se contenter de rechercher l’efficacité, mais plutôt l’efficience, c’est-à-dire àatteindre leurs objectifs fixés en utilisant le moins possible des ressources disponibles.

Mettre l’humain véritablement au centre

Enfin, compte tenu de leur exposition directe aux risques sanitaires, sociaux et environnementaux et de leur quête de sens grandissante, les collaborateurs et les candidats à l’emploi attachent de plus en plus d’importance à la notion d’expérience collaborateurs. Aussi, les entreprises doivent soigner leur marque employeur, la qualité du processus de recrutement puis l’intégration de leurs nouveaux employés mais aussi de leurs prestataires de service au long cours et la qualité de vie au travail tout au long du parcours dans l’entreprise jusqu’à la sortie. 

IMWI est un vivier de managers de transition à Impact experts en conduite du changement orienté vers la performance globale qui aident les entreprises à faire face à ces défis du 21ème.

Didier Douziech

Didier Douziech

Manager de Transition à Impact (IMWI)